Etude de nouveaux traitements cicatrisants sur le phénotype et les fonctions des cellules stromales mésenchymateuses (CSM) des cicatrices chéloïdiennes Les cicatrices chéloïdiennes, ou chéloïdes, sont des tumeurs

Nom des personnes responsables :
– Responsable Groupe : Dr Laurence MICHEL laurence.michel@inserm.fr
Numéro de téléphone : +33 (0)1 53 72 20 55 ou +33 (0)6 75 04 62 03
– Etudiant responsable : Maxime SINTES sintes.maxime@gmail.com
Numéro de téléphone : +33 (0)1 53 72 20 56 ou +33 (0)6 14 81 63 16

INSERM – Hôpital Saint-Louis, Paris

Période de stage : Janvier 2023, pour une durée de 6 mois (dates exactes à définir)
Rémunération : Gratification de 3,75 euros par heure, soit un montant de 577,50 euros pour un temps plein mensuel.

Résumé du Projet de Stage 

Les cicatrices chéloïdiennes, ou chéloïdes, sont des tumeurs cutanées bénignes retrouvées uniquement chez l’homme et qui résultent d’une cicatrisation excessive caractérisée par une multiplication importante des fibroblastes avec induration de la matrice extracellulaire. Bien qu’elles se présentent sous diverses formes, il en existe deux principales : les chéloïdes extensives superficielles et les chéloïdes nodulaires.
Un de nos projets de recherche porte sur les différences fonctionnelles des cellules dermiques entre différentes zones chéloïdiennes : Centre versus Périphérie et Profond/Réticulaire versus Superficiel/Papillaire. Les populations de cellules mésenchymateuses (CSM) exprimant notamment le marqueur CD34 seront étudiées pour leurs phénotypes et fonctions encore mal définis dans la pathogénèse de cette maladie.
Sur la base de premiers travaux réalisés au sein de notre équipe, l’étudiant poursuivra la caractérisation phénotypique et fonctionnelle de ces cellules et étudiera les effets biologiques d’extraits de nacre qui semble avoir des propriétés pharmacologiques adaptées pour contrôler la croissance des chéloïdes. L’étudiant apprendra à isoler les cellules d’intérêt par digestion enzymatique à partir de chéloïdes ou de peaux saines obtenues en chirurgie plastique et reconstructrice (Service M. Mimoun, hôpital Saint-Louis). Il établira des cultures primaires de ces cellules mésenchymateuses avant de caractériser leur phénotype par cytométrie en flux et étudier leur capacité de migration/prolifération (Incucyte) et l’expression de gènes d’intérêt par RT-qPCR et immuno-blot (matrice extracellulaire, cytokines, facteurs angiogéniques…).
Les lymphocytes T seront également isolés des biopsies cutanées de chéloïdes et seront caractérisés phénotypiquement et fonctionnellement. Le lien entre fibroblastes/CSM et cellules de l’immunité sera étudié en déterminant si la sécrétion de facteurs pro-inflammatoires par les fibroblastes et/ou CSM favorise l’attraction, l’activation et la différenciation des cellules T, et inversement si les lymphocytes infiltrant les lésions favorisent la production excessive de matrice par les CSM.

Le ou la candidat(e) doit montrer un intérêt certain à l’étude de la peau et des pathologies cutanées, être organisé(e), rigoureux(se) et être capable de s’exprimer aisément à l’oral lors des réunions d’équipe. Selon les résultats obtenus et la motivation du candidat, une poursuite en thèse pourra être envisagée via le concours de l’école doctorale rattachée à notre unité de recherche.

Lieu du stage.

Centre de Recherche en Dermatologie, Pavillon Bazin, Hôpital Saint-Louis, 1 avenue Claude Vellefaux, 75010 Paris

Laboratoire d’accueil :
Unité INSERM U976 HIPI « Human Immunology, Pathophysiology and Immunotherapy », Hôpital Saint-Louis, Paris