Equipe d’Accueil : Vaccins Immunopathologie Immunomodulation (V2I)
Intitulé de l’Unité : Virologie et immunologie moléculaires (UMR 0892 VIM)
Nom du Responsable de l’Unité : Human REZAEI
Nom du Responsable de l’Équipe : Delphyne DESCAMPS
Adresse : Domaine de Vilvert, 78350, Jouy-en-Josas
Responsable de l’encadrement : Mégane NASCIMENTO
Tél : 0134652612 E-mail: megane.nascimento@inrae.fr
Contexte scientifique : Le virus respiratoire syncytial (VRS) est la principale cause d’hospitalisation pour détresse respiratoire aiguë chez le nourrisson. Cette forte susceptibilité s’inscrit dans le contexte d’une immunité néonatale encore immature, caractérisée par des réponses antivirales et inflammatoires particulières. Parmi les populations immunitaires susceptibles de contribuer à cet environnement, les cellules myéloïdes suppressives (MDSC) occupent une place d’intérêt croissant. Décrites comme une population hétérogène, elles exercent des fonctions immunorégulatrices reposant notamment sur la production de ROS, l’expression d’arginase 1 et de PD-L1, avec une importance variable selon le sous-type cellulaire et le contexte inflammatoire. En période néonatale, des MDSC ont déjà été décrites dans plusieurs compartiments périnataux, notamment le sang de cordon, la rate, l’intestin et la moelle osseuse. En revanche, leur présence dans le tissu pulmonaire, leur cinétique de recrutement au cours du développement, ainsi que leur rôle local lors d’une infection par le VRS restent encore non définis.
Objectifs du stage : L’objectif principal de ce projet de M2 sera de déterminer si les MDSC infiltrent le tissu pulmonaire du jeune au cours des premiers jours de la vie. Il s’agira également de caractériser leur phénotype et d’explorer leurs fonctions suppressives potentielles dans ce contexte, en particulier via des voies telles que PD-L1, l’arginase 1 ou la production de ROS en réponse au VRS après tri cellulaire.
Dans un second temps, le projet visera à déterminer si l’épithélium respiratoire néonatal, première cible du virus, pourrait participer au recrutement et à l’activation fonctionnelle de ces cellules. Cette approche permettra d’explorer les interactions entre cellules épithéliales infectées et compartiment myéloïde dans un contexte d’infection virale précoce, en utilisant de la culture de MDSC en milieu conditionné ou des explants pulmonaires.
Approches expérimentales : Le projet reposera sur une combinaison d’approches de phénotypage et d’analyses fonctionnelles. Les populations cellulaires d’intérêt pourront être étudiées par cytométrie en flux, afin d’identifier les MDSC et d’analyser l’expression de marqueurs de surface et intracellulaires. Des approches de biologie moléculaire et protéique, telles que la qPCR et le western blot, pourront être utilisées pour étudier l’expression de gènes et de protéines impliqués dans les réponses antivirales, inflammatoires et suppressives. Des modèles de culture cellulaire, incluant des co-cultures et des cultures en milieu conditionné, permettront d’évaluer l’effet de l’épithélium respiratoire sur le recrutement ou la modulation fonctionnelle des MDSC. Enfin, des essais fonctionnels, notamment des tests de prolifération des lymphocytes T, ainsi que des dosages de cytokines par ELISA et d’autres dosages classiques de laboratoire, permettront d’évaluer l’activité suppressive des MDSC et de quantifier la charge virale ainsi que les médiateurs produits par l’épithélium.
Compétences développées : Ce stage permettra de développer des compétences en immunologie cellulaire, infectiologie, virologie et analyse des interactions hôte-pathogène. Il offrira également une formation pratique à travailler dans un laboratoire de biosécurité de niveau 2 et à plusieurs techniques couramment utilisées en biologie, incluant la culture cellulaire, les co-cultures, l’utilisation de milieux conditionnés, la cytométrie en flux, la qPCR, le western blot, l’ELISA et la mise en œuvre de tests fonctionnels sur les lymphocytes T.
Ce projet ne s’inscrit pas dans la perspectives d’une thèse.